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Le lever des poules et lapins


Je siffle déjà quelques mètres avant d’arriver au poulapinier et j’entends piailler… « Salut mes poulettes et les Lapidou » ! Ils me répondent ! « Ah enfin…. Ce n’est pas trop tôt ! » il faut dire que le soleil se lève avant 5 h 30 en juin …. Et je n’arrive qu’une heure après … je les comprends mais bon, on fait ce qu’on peut,  les poulettes.

Les lapins sont déjà devant la porte avec les pattes dessus, prêts à bondir dehors. Galinda attend sagement sur le perchoir car elle est un peu volumineuse pour sauter seule dans le petit espace sans risquer de se cogner à la paroi. Je la descends délicatement et elle prend la rampe en laissant bien sûr la priorité aux lapins turbulents…  pour éviter d’être bousculée.

Les ados piaillent d’impatience, la Maman cotcote avec ses bébés…. Je fais au plus vite. Dès que j’ouvre les portes tout le monde sort en trombe.

Stopppp les lapins qui barrent le passage : intentionnel ou pas…  leur bonjour est un peu trop brutal et les petits se méfient… battent des ailes et repartent dans le sens inverse. Comme les Lapidou-Coco-BoulDePoils aiment s’amuser il leur arrivent de leur courir après…. Ils se défoulent après la nuit.

« Mais faites volte-face les poules et collez leur quelques coups de bec bien placés !… » ce serait la solution pour calmer l’énergie débordante de ces « léporidés ». Cela viendra…. Peut-être. Il faut du respect quand même. Aucun animal n’est foncièrement méchant dans le poulapinier, ni même les rats qui s’invitent un peu trop souvent ; ceux-ci sont capables de se cacher pour attendre le moment où la voie est libre ! ce qui est très rigolo est que parfois il y a une queue qui dépasse … ils n’ont pas la conscience de ce détail qui les révèle.

Bon voilà. Chacun a sa gamelle ,les lapins d’un côté, les poules de l’autre. Parmi ces dernières il y a aussi une hiérarchie : GaliRousse la maman s’impose avec ses poussins. Galinda ne se bat pas. Les ados reconnaissent l’autorité de la « mama ».

Pendant ce temps je vais nettoyer leurs chambres à coucher respectives. Les poules crottent nuit et jours…. Les lapins choisissent en général un coin. Leur litière doit être propre pour le soir.

Généralement après le premier petit déjeûner, assez succinct, tout le monde fait sa toilette ; les lapins dans leur coin côté ouest dans la verdure, les poules dans les « baignoires » avec le mélange terre-cendre-sable-terre de diatomée.

La journée commence bien.  Mieux quand il ne pleut pas…. Dans ce cas la surface de vie se restreint drastiquement et la cohabitation devient un peu plus difficile.

….Se mouiller ou se supporter…. C’est un choix !

 

QUI SONT LES HABITANTS DU POULAPINIER ?


RoussAngèle : née le 5 octobre 2018 -  décédée le 29-12-2019

GaliPâque : née le 5 octobre 2018  décédée le 12/01/2022

GaliNotte : née le 21 mai 2019 décédée juillet 2021

GALINDA : née le 14 octobre 2020

GALIROUSS : née le 12 novembre 2020

FLOCON DE NEIGE (Flocon s'il s'agit d'un coq, Neige si c'est une poule) : né le 31mars 2022, anniversaire le 4 avril (seul rescapé de 9 oeufs, né en couveuse au Parc FRIEDEL d'ILLKIRCH)

Les « chabos» nés le 25 mars 2022, dont CHABOTE, le coq qui chante le matin ; ses deux soeurs ont quitté les lieux début juin pour habiter à la campagne.

CALIMERA la poulette noire et le petit coq (ce dernier va quitter les lieux courant juillet pour rejoindre ses grandes soeurs), nés le 3-5-22 (anniversaire le 1er mai) ; ses deux petits ont été merveilleusement élevés par GALIROUSS.

LE REVEIL : elles aiment se lever dès le lever du jour…. Avant 6 h en été ! vers 8 h en hiver. Pour garder leur litière propre il faut ramasser les crottes tous les matins.

L’ALIMENTATION : les poules sont omnivores.

Graines mélange, salade et autre verdure, une purée avec du pain et des restes de repas… pas trop gras, salé ou sucré ; de l’eau en permanence ; des brisures de coquilles d’huitre pour leur permettre de réduire les morceaux car elles n’ont pas de dents ! de la levure de bière, un peu d’ail – un peu de vinaigre de temps en temps. Elles adorent les croûtes de fromage et la couenne de jambon, coupés petit.

LA TOILETTE : elles se lavent régulièrement avec leur bec et notamment le matin après leur petit déjeuner et le soir avant d’aller se coucher. Elles ont à leur disposition des petites baignoires avec un mélange de terre – sable – cendre de bois.

LE COUCHER : dès que la lumière du jour baisse, elles se dirigent toutes seules vers la maison des poules ; je n’ai plus qu’à fermer le poulailler pour éviter qu’un renard ou une fouine, une martre viennent les blesser (pour nourrir leurs petits à eux…) Elles n’ont pas de place précise dans les box.


QUELQUES DETAILS EN VRAC :

La poule Soie ne vole pas et est très sociable ; elle aime la compagnie d’humains par contre il faut rester calme, ne pas crier, ne pas les poursuivre, ne pas les porter sauf exception ;

Une poule Soie peut vivre jusqu’à une dizaine d’année ! … c’est rare dans les faits.

Elles pondent des œufs, par période, un jour sur deux à peu près ; parfois l’une ou l’autre a envie de couver un œuf : elle reste alors dans le pondoir toute la journée… il n’y a pas de coq, les œufs ne sont donc pas fécondés ; impossible alors d’avoir des poussins.

La poule grise, douce et calme, une AMERAUCANA, pond des œufs à reflets bleus.

Galinotte (la Soie noire) était la cheffe… (quand une nouvelle poule arrive, elles se mesurent… le combat est impressionnant ; la poule qui perd se soumet pour « toujours ») ; GaliPâque (la Soie blanche) a pris sa relève puis c’était autour de GaliRousse qui exerce cette mission encore aujourd’hui (un peu trop sérieusement à mon goût… il faut parfois calmer son ardeur sinon Flocon de Neige, la poule la plus timide, n’ose pas manger)

GaliRousse a pondu son premier œuf le 5 janvier 2022 !

Galinda a débuté la ponte en juin 2021 puis a pris un « congé sabbatique de juillet à janvier 2022 ! jusqu’en juin 2022 … aujourd’hui (juillet) elle est de nouveau « en pause ».

 

LEUR AMI LAPIDOU-BOULDEPOIL : lapin bélier né le 31 janvier 2021. Il a commencé par habiter dans la petite cage puis il est sorti dans son enclos et enfin il a pris l’habitude de courir dans le parc des poules et même de dormir dans la maison des poules ; il mange du foin, des coquelicots, du pissenlit, de la salade mais n’aime pas les carottes pour l’instant. Il apprécie les pommes. C’est un rongeur. Il est strictement végétarien. Il fait ses crottes toujours au même emplacement et se lave comme un chat. Il peut se mettre sur ses deux pattes de derrière.

 

COCO BOULDEPOIL est arrivé en septembre 2021, il avait déjà 3 ans et demi et n’a vécu qu’en appartement. Les deux lapins se sont tout de suite bien entendus

Le soir les poulettes rentrent toute seule dès que le jour décline. Dans l’heure qui précède elles aiment encore se restaurer. Galinda se perche toute seule par contre il faut aider la petite GaliRousse.

Galinda aime prendre son dîner « à table », perchée sur le rebord du poulapinier côté ouest. Il arrive que les jeunes et GaliRouss la rejoignent. 









PRESENTATION DU POULAPINIER DE DANUBE

Le poulapinier expérimental a été  créé au printemps 2020 et est géré par une poignée de personnes motivées, à l’énergie indéfectible.

Ici vivent poules et lapins en bonne entente, sous les fenêtres de l’Ehpad et face à l’Ecole Maternelle.

La grande maison abrite tout ce petit monde pour la nuit ; le moyen poulailler a été choisi par les poules pour servir de pondoir.

Les animaux apprécient le contact humain dans le calme et le respect de leurs besoins. Les enfants apprennent à les observer, les adultes se parlent … cela crée du lien, des habitudes de passage, des sujets de conversation, des ateliers de bricolage, des prouesses pour sécuriser et favoriser le bien-être des animaux, l’approfondissement de nos connaissances de l’animal, un temps de calme, une occupation qui a du sens...

Les rats s’invitent même s’ils ne sont pas les bienvenus. Notre stratégie : NE PAS LES NOURRIR et RENDRE L’ACCES DIFFICILE ; vos propositions et conseils sont les bienvenus.

Des plantes de toutes sortes poussent dans la terre enrichie (si toutefois les lapins ne les grignotent pas trop vite !)

L’ouverture et la fermeture s’opèrent suivant le lever et le coucher du soleil ; les poules rentrent toutes seules pour dormir et prennent leur dernier repas, perchées. Par contre les lapins ne sont pas toujours d’accord avec l’horaire ! les qualités requises sont : la patience et le calme intérieur … qu’on développe au fur et à mesure ! Le moment du coucher est un spectacle qu’il faut avoir vu ou vécu.

La vie de ce lieu est étroitement liée au rythme des saisons, à la météo,  à la disponibilité des intervenants qui font au mieux pour répondre aux  besoins des animaux qui y vivent et partager cette ambiance magique avec les enfants du quartier et les gens de passage.

Quelqu’un souhaiterait  aider et contribuer à la vie de cet oasis ? Cela est possible par don à l’association E.D.E.N.,  temps de bricolage etc….

Souhaitons longue vie à ce poulapinier original et évolutif.




Chantons au balcon

Le concert des voisins pour l'Ehpad

Le lundi de Pâques, les habitants de l’immeuble « Ecoterra » rejoints par ceux de « 4 au Danube » ont chanté de leurs terrasses et jardins, pour leurs voisins confinés de l’Ehpad. 

D’un côté de l’immeuble Ecoterra, passage de la Gosseline, on applaudit les soignants tous les soirs à 20h depuis le début du confinement. De l’autre côté de l’immeuble, l’Ehpad voisin a procédé plus tôt que les autres, au confinement en chambre de l’ensemble des résidents, évitant de ce fait la propagation du Covid 19.  

Isolement drastique des résidents, travail démultiplié pour les soignants et le personnel par autant de chambres…« Qu’est-ce-que je peux faire ? » Véronique Ejnès, habitante d’Ecoterra, a eu envie de « déconfiner » les oreilles et les cœurs de ses voisins éprouvés, en proposant un concert au balcon à Sylvie Heintz, une des animatrices de l’Ehpad, enthousiasmée par la proposition.


©Photo M. Germain


Rapidement conquis par le projet, les habitants des deux immeubles ont répété, décoré leurs balcons de cœurs, imaginé une petite chorégraphie, se sont répartis les rôles entre chanteurs, régisseur son et preneurs d’images.  

Le lundi de Pâques, à 15h, les aides-soignantes ont installé les pensionnaires à leurs terrasses et fenêtres. Au fur et à mesure des chansons, depuis les balcons et jardins d’Ecoterra, on pouvait voir les aides-soignantes avec leurs masques, danser et inviter des mamies à esquisser une valse. Chacun s’est donné généreusement, enfants compris.

Ce jour-là, Edith Piaf, Charles Trenet, Henri Salvador… auront permis d’échanger beaucoup de joie et d’émotions autant du côté de l’auditoire que des participants qui se sont longuement applaudis à la fin du concert.  

Des rires ont fusé, des bouchons ont sauté, crémant d’un côté et café, tisanes de l’autre. Une grande « famille » a trinqué à des jours meilleurs. À distance.


©Photo M. Germain

Pour une éco-conduite de son logement

Il est loin le logement d’autrefois, où en hiver on “allumait” le chauffage et le matin on ouvrait les fenêtres pour aérer. Aujourd’hui les logements sont devenus des objets de hautes technologies, aux matériaux isolants sophistiqués, à la régulation de température affûtée et à la ventilation contrôlée.  

C’est à ce prix que sont atteintes les normes de consommation d’énergie les plus performantes. Mais l’usage n’est pas la norme, et les résultats ne sont pas au rendez-vous. Citoyens, encore un effort pour vivre la transition ! 

Habiter n’est pas une norme, c’est un usage 

Dans une étude de Gaëtan Brisepierre, sociologue de l’habitat, on peut lire : “ la campagne de mesure effectuée pendant un an sur huit immeubles d’habitation situés dans l’écoquartier de Bonne à Grenoble indique des surconsommations de 70 à 150% par rapport à l’objectif ”.

En cause, d’après le sociologue, les usages des habitants qui ne respectent pas les règles d’utilisation du bâtiment. 

Cependant, il serait injuste de stigmatiser l’habitant : si le logement est bourré de technologie, on l’a peu informé à comment l’utiliser. On ne passe pas du cahier à l’ordinateur sans un minimum de formation.

S’ajoutent à cela les effets pervers des charges de chauffage peu élevées : si la performance du bâtiment permet des réductions de coût de chauffage, pourquoi ne pas chauffer plus ? Entre payer moins cher à 19°C et avoir plus chaud pour le même prix, le choix est vite fait.

Pourquoi économiser l’énergie dans son logement et comment ?

En somme, personne ne répond vraiment aux deux questions  essentielles de  la  performance   énergétique : pourquoi réduire la consommation d’énergie, et comment y parvenir dans les logements d’aujourd’hui ?

D’abord comprendre le “ pourquoi ? ”: Le bénéfice de l’économie d’énergie n’est pas que la réduction de sa facture, mais la condition d’un mode de vie compatible avec les limites de la planète.   

Ensuite le “ comment ? " : apprendre les bons gestes qui permettent d’économiser l’énergie en tirant partie des technologies et avoir un “ tableau de bord ” qui permette de mesurer la performance énergétique du logement ou du bâtiment.

©Klotz. Tour Elithis au Danube

Faire sa part ou agir ensemble, les clés pour réduire sa consommation d'énergie.

Pour atteindre, voire dépasser les normes, l’usager peut agir en ce sens, seul ou avec ses voisins. 

Vous avez le droit d’apprendre : demandez au promoteur un temps d’explication sur la meilleure façon d’économiser l’énergie de votre appartement ou de votre immeuble. 

Vous avez le droit d’apprendre : demandez au promoteur un temps d’explication sur la meilleure façon d’économiser l’énergie de votre appartement ou de votre immeuble.

Vous améliorerez ce que vous mesurez : demandez au gestionnaire d’immeuble des chiffres mensuels sur la consommation d’énergie de l’immeuble. Certains constructeurs proposent déjà des applications connectées qui permettent à l’habitant de connaître en temps réel la consommation d'énergie de son appartement et de son immeuble.

Engagez-vous sur des objectifs réalistes, en fonction de vos possibilités. Si un jeune étudiant vit sans peine dans un appartement chauffé à 19°C ou moins, ce ne sera pas le cas d’une personne âgée fragile ou un nourrisson. Chaque foyer est particulier.

Jouez collectif : pour que écologie rime avec liberté, réunissez les habitants de votre immeuble autour d’un objectif commun de consommation d’énergie. Ainsi, chacun fera de son mieux en fonction de son âge et de sa situation.

Amusez-vous et récompensez-vous : Donnez-vous des défis. Coopérez pour les gagner. Dépensez une part de ce que vous avez économisé pour organiser un repas (bio et sans déchet) de fête…

Et quand vous aurez atteint un résultat qui vous semble satisfaisant, ce sera peut-être le moment d’appliquer la méthode à la réduction des déchets, l’abandon de la voiture individuelle ou l’amélioration de la santé.


Source : Les conditions sociales et organisationnelles d’une performance énergétique in vivo dans les bâtiments neufs - Synthèse - Gaëtan Brisepierre - Les chantiers Leroy Merlin Source - n°1 - 2013.

Pousser nos murs intérieurs

Ce qui a transformé les résidents de l'Arche en « Homo erectus covidus »

Tous les matins au petit déjeuner c’est le même rituel : nous avalons une tartine, le thermomètre coincé sous l’aisselle… avant de le passer à la personne suivante.  

Les rouleaux de sopalin jetés dans les poubelles, ont remplacé les torchons (snif, adieu l'écologie !).  

Une petite pile de papiers attend sur le comptoir de la cuisine, l’heure du gribouillage quotidien, le moment de la sortie « pour une activité physique dans un rayon d’un kilomètre et de pas plus d’une heure ! ». 

Les mardis, nos soirées sont désormais dédiées à l’actualité, pour nous informer de la suite des événements, suivre la progression de l’épidémie dans le monde. 

La nécessité de restructurer notre espace et notre temps s’est vite imposée. Dans le studio vacant, nous avons trouvé un bel espace pour  créer notre salle d’activité : lumineuse, neutre et au deuxième étage (parfait pour l’exercice physique quotidien !).

Nous redécouvrons avec bonheur nos terrasses ensoleillées sur lesquelles nous nous prélassons au soleil après le déjeuner.

Chaque jour une activité différente d’une heure et demie est proposée (bricolage, coloriage, jeux extérieurs…).  

Pour mesurer notre temps de confinement, nous avons aussi commencé une œuvre commune : un tipi en palettes qui de semaine en semaine s’habille de nos graffitis : défouloir de nos émotions et plus tard peut-être, souvenir émouvant d’un temps révolu ? 

Comment pousser nos murs intérieurs ? 

L’imaginaire prend le relais ! Ainsi nous sommes allés voir " Le Lac des cygnes " à l’Opéra de Paris, oui, oui.                

Les repas aussi ont changé de visage : nous improvisons des pique-niques sur le sol de notre salon, sur la terrasse… 

Nous redécouvrons aussi les joies de passer plus de temps ensemble, tout en soignant les espaces personnels de chacun. 

À 20h00, de temps en temps, nous montrons notre appréciation pour ceux qui sont au front et nous permettent de continuer à faire nos courses…  c’est aussi l’occasion de voir nos voisins et de faire un brin de causette !    

Les dimanches soir nous prenons un temps pour avoir une petite pensée et prière pour toutes les personnes que nous portons dans notre coeur ou ceux qui sont dans le deuil…

" Zoom ", c’est la découverte du confinement ! nous pouvons poursuivre et entretenir nos liens différemment avec nos familles, le reste des membres de l’Arche…



©Photo M. Ober

Exposition " Dans l’œil d'Hérodote "

À partir du mois de septembre 2020, le nouvel écoquartier Danube accueillera quatre " Boîtes de Pandore ". Il s’agit d’unités d’exposition urbaines qui présentent des œuvres tirées des collections du Musée universitaire Adolf Michaelis de Strasbourg.  


©Coline Gutter


L’exposition « Dans l’œil d’Hérodote » sera composée de dix œuvres anciennes, et présente de façon didactique et poétique la façon dont les Grecs de l’antiquité définissaient leur identité. 

Son contenu résonne particulièrement avec le lieu d’exposition : au cœur du nouveau quartier en quête de son identité. La scénographie réinterprète l’image de la lanterne magique pour accompagner les visiteurs et les habitants vers de nouvelles perspectives.




Boîte de Pandore, quartier La Brasserie, 2018. Crédit photos : Coline Gutter



Accessible de jour comme de nuit aux plus petits comme aux plus grands, l'exposition offre à chacun l’occasion d’une plongée dans l’histoire de l’humanité, pour découvrir les trois aspects qui constituent l’essence de l’identité grecque ancienne. 



Animation de l’exposition Athènes, Cronenbourg, 2018.
Crédits photos : Coline Gutter



Un programme culturel, élaboré en collaboration avec les associations et commerces locaux ainsi que les habitants du quartier, accompagnera l’exposition et permettra aux habitants d’en apprendre davantage lors de visites guidées ou d’événements ponctuels. Bien sûr, l’actualité sanitaire de l’automne 2020 jouera un rôle important dans cette conception.



©Coline Gutter


" Atelier Pandore ", atelier de valorisation du patrimoine, a pour but de démocratiser la culture en amenant les œuvres de musée dans l’espace public, au plus près des habitants, grâce aux nouveaux outils qu’il développe, comme la " Boîte de Pandore ".

Il s’associe au Groupe Boulle et à des artistes locaux pour proposer aux habitants du quartier Danube, une exposition d’un genre nouveau, les prenant par la main pour les emmener sur les traces d’Hérodote, le premier historien connu.

Pour en savoir plus :

Atelier Pandore

Stationnement : pourquoi tant de violence ?



Le stationnement à Strasbourg est un sujet sensible. Dans le débat sur la place de la voiture en ville, élus et une majorité d’habitants ne sont pas d’accord. Et tous ont de bonnes raisons d’agir comme ils le font. Alors, comment résoudre l’équation ? 

J’ai vu deux automobilistes sortir de leur véhicule, et en venir aux mains pour prendre une place de stationnement au pied de leur immeuble ” dit, atterrée, une habitante d’un écoquartier de Strasbourg. Pourquoi tant de violence ?

L’Eurométropole de Strasbourg, comme la plupart des villes européennes, réduit la place de la voiture pour des raisons de santé environnementale et d’émissions de gaz à effet de serre.

Mais ce n’est pas si simple : notre attachement à la voiture est tenace.  

Témoin, un habitant d’un autre quartier : “ Je travaille dur toute la journée, je paye mes impôts, j’ai droit à un stationnement devant chez moi ”.

Et notre mode de vie nous incite à un usage exclusif de la voiture pour être à l’heure au boulot, emmener les enfants à l’école et à leurs activités, faire ses courses entre les deux... 

Pourtant chacun admet que ce n’est pas tenable. Les embouteillages monstres, le réchauffement climatique, les maladies respiratoires, le stress ne sont pas un progrès.  

Comment faire pour changer nos comportements, réorganiser nos vies,  trouver des  solutions durables ?  

Pour notre nouveau quartier, voici trois clés pour une transition apaisée. 

Anticiper : le stationnement sera de plus en plus contraint. Trouvons des solutions avant de se prendre des prunes et des coups. 

Se parler : partager ses difficultés ensemble permet de trouver des solutions avant de se fâcher : covoiturer, se garer plus loin, partager un véhicule, un parking, s’arranger avec son employeur. Et si faire autrement coûtait moins cher ? 

Personnaliser : il y a autant de solutions que de situations. Une personne âgée n’a pas les mêmes besoins qu’un étudiant. Une femme seule avec enfant n’a pas les mêmes contraintes qu’un jeune couple.

Rester libre sans détruire notre futur est possible avec un dialogue apaisé. C’est vrai pour l’énergie, l’alimentation, la santé... et le stationnement. Alors, on commence quand ?