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Sous nos fenêtres, l’avenue du Rhin, la grande pollueuse

© EDEN - Avenue du Rhin

L'avenue du Rhin, axe majeur de moins de 2 km, supporte l’énorme trafic de 44 600 véhicules par jour, dont environ 3 000 poids lourds, et constitue la voie la plus polluée de Strasbourg après l'autoroute A 35.

Une écotaxe et des portiques de contrôle pour les poids lourds ?

Les camions en transit (sauf desserte locale) sont théoriquement interdits de circulation sur cette avenue, depuis un arrêté municipal de 2012. Dans les faits, cette interdiction n’est pas ou peu respectée et l’amende de 22 euros en cas d’infraction constatée est peu dissuasive, concèdent les forces de l’ordre. Par ailleurs, les contrôles, trop peu fréquents, sont effectués directement sur la chaussée, gênant la circulation. Une solution efficace serait l’application de l’écotaxe avec la mise en place de portiques de contrôle continu.

Pollution de l’air, bruit… des effets directs sur notre santé. 

Les témoignages des usagers et résidents de l’avenue du Rhin se multiplient pour dénoncer les problèmes liés à l’intense trafic routier de cette avenue.

Pour le Docteur Thomas Bourdrel, président de l’association Strasbourg Respire, le vacarme des moteurs a un effet direct sur la santé en augmentant « le risque de maladies cardio-vasculaires, de vieillissement prématuré des artères et d’AVC, au-delà même de la qualité de l’air ».

La pollution de l’air touche autant le système cardio-vasculaire que les poumons avec une « augmentation de 20% de cancer pulmonaire et de 30% de maladies cardio-vasculaires lorsque l’on habite à proximité d’un axe comme celui de l’avenue du Rhin ».

Une mobilisation citoyenne, pour une avenue du Rhin sans poids lourds, moins dangereuse, moins polluée et plus vivable.


C’est ce que l’association ARAN (Association des Résidents et Amis du Neudorf) a proposé à l’occasion d’une pétition à l'attention des autorités locales.

Les signataires demandent d’y interdire le passage des poids lourds (sauf desserte locale). Ils exigent que soit respectée la vitesse maximale réglementaire de 50 km/h. Enfin, ils souhaitent que la traversée soit sécurisée pour piétons et cyclistes notamment au droit de la future école maternelle.


Ces mesures réduiront risque d'accidents, bruit et pollution de l'air, protégeant ainsi la vie et la santé de tous, dans l'esprit de la COP 21.

La pétition est affichée dans les entrées d’immeubles et chez les commerçants.

Une manifestation organisée par ARAN et EDEN (Écoquartier Danube Énergies Nouvelles), samedi 17 novembre à 14h30, a réuni une  centaine de personnes qui ont déambulé le long de l’avenue après les prises de parole, rue de l’Elbe.


Lundi 19 novembre, le conseil municipal a discuté de la mise en place d’une mission d’information et d’évaluation relative aux perspectives d’évolution de l’avenue du Rhin. Celle-ci commencerait ses travaux à la fin de l’année pour un rapport, six mois plus tard.


Espérons que ce rapport sera suivi d’effet, par des actions concrètes !

Sources : Dernières Nouvelles d’Alsace des 27/09/2018 et 27/10/2018 et ARAN.

Pour en savoir plus :

Lien de la pétition en ligne : http://bit.ly/2FCUmlr

L'îlot C se construit !

Après les maisons de l’Arche, les 2 immeubles d’habitat participatifs : le Bélandre et Futur composé, un quatrième projet prendra place au cœur de l’îlot C.

Il s’agit d’un programme de 17 logements en accession réalisé par le constructeur Bartholdi Promotion et conçu par l’agence parisienne d’architecture Belus et Henocq. 

© SERS

Le plan général du bâtiment comprend 3 plots reliés par des circulations verticales et horizontales. Chaque plot est composé d’un socle de 2 niveaux (R+1) surplombé d’une maison sur le toit.

Chaque maison possède une toiture terrasse végétalisée accessible. Des terrasses en bois, des jardins privés et un jardin partagé au bord du quai Dusuzeau constitueront des prolongements extérieurs pour tous les logements.

© SERS

Outre la qualité d’usage recherchée pour les logements, le projet se singularise par ces performances énergétiques et par l’usage intensif du bois dans la construction.

Le projet s’inscrit dans la démarche expérimentale E+C- (énergie positive et bas carbone) portée par l’État et qui préfigure la prochaine réglementation thermique.

Tout d’abord, le projet architectural a été développé selon les principes de l’architecture bioclimatique qui valorise le contexte et le recours aux apports passifs (soleil par exemple). Un soin particulier est ensuite apporté à l’isolation et à l’étanchéité à l’air du bâtiment ce qui permet de diminuer de 20 à 30% les consommations d’énergie par rapport à la réglementation.

© SERS
L’autre objectif est de limiter l’impact «_carbone_» lors de la construction de l’immeuble en utilisant massivement le bois. Ainsi l’ensemble des façades seront en bois avec une isolation majoritairement en laine de bois.

Les maisons sur le toit seront, elles, intégralement construites en bois (plancher, murs, façades). A l’extérieur, le bardage bois est systématisé sur l’ensemble du bâtiment. Il sera pré grisé pour garantir une tenue de la teinte de la façade dans le temps.

La mise en chantier est prévue au printemps 2019.

La cité idéale Darwin

Darwin est un lieu unique en France. “L'écosystème Darwin” de Bordeaux est construit à l'emplacement d'une caserne désaffectée. Sur 20 000 m2, il accueille 200 entreprises et 50 associations : bureaux partagés, espaces de coworking, commerces responsables dont le plus gros restaurant bio de France, skatepark, club nautique, recyclerie, ferme urbaine, lycée d'enseignement alternatif…


Depuis sa création, ce «terrain de jeu grandeur nature de l'innovation» revendique un chiffre d'affaires global de 125 M€, plus de 1.000 emplois créés dans la Métropole, dont 700 en direct dans ses murs, avec 600 co-travailleurs, un programme Négawatt permettant de consommer trois fois moins d'énergie et d’émettre six fois moins de gaz à effet de serre, que «dans un site urbain conventionnel comparable».

© Darwin

Darwin est si étonnant qu’il est devenu le deuxième lieu touristique de la ville de Bordeaux avec près d’un million de visiteurs par an ! 

Le secret de ce succès semble tenir à trois facteurs. D’abord une volonté et une implication citoyennes fortes, avec un projet à la fois dynamique, respectueux de l’humain et de l’environnement.   Ensuite le temps long : le projet a grandi tranquillement pendant dix ans, et ne cesse d’attirer les talents  et les idées.

© Darwin

Enfin une volonté politique de la ville qui a soutenu le projet en faisant confiance à ses initiateurs. L’écosystème Darwin n’aurait pas pu voir le jour sans bienveillance et coopération entre citoyens et institutions.

© Darwin

Aujourd’hui Darwin est à un moment clé de son existence. Un très important projet immobilier menace de lui couper les ailes. Ses occupants semblent passer de résistance à résilience : Darwin devrait survivre en apprenant et en s’adaptant à une situation de compétition nouvelle.

© Darwin

Site web : https://darwin.camp 

Semaine bleue au Danube

Dans le cadre de la « semaine bleue » du 8 au 12 octobre, dédiée chaque année aux retraités et aux personnes âgées, l’EHPAD Danube a organisé un certain nombre d’évènements intra-muros :

© EHPAD Danube

Le lundi 8, le hall d’entrée a été le lieu d’une expo-vente d’objets artisanaux en bois (fabriqués par Joseph Lentz de Saverne) ainsi qu’un stand exposant des bricolages réalisés par les résidents à partir de briques de lait ou de planchettes en bois : des mangeoires et des nichoirs à oiseaux, très colorés, ainsi que des objets en céramique joliment décorés.



Cette exposition a permis de valoriser les résidents ayant participé aux ateliers de bricolage. Les bénéfices de la vente ont été intégralement reversés à la LPO (Ligue Protectrice des Oiseaux) avec qui nous avions projeté ce partenariat créatif. Merci encore à son représentant local, Marc Keller.

Après, vers 17h l'équipe de cuisine (Valère et Nacira) a organisé un grand buffet dînatoire dans la salle à manger, auquel les résidents et leurs familles étaient conviés. Beaucoup d’entre eux en ont fait l’éloge !

© EHPAD Danube
Le mercredi 10, l’animatrice Sylvie Heintz a projeté sur un grand écran, disposé en salle à manger, un magnifique diaporama d’images bleues, toutes issues de la nature : surtout des paysages et leurs reflets dans des lacs, mais aussi de merveilleux  plumages d’oiseaux bleus, des poissons de mer bleus éblouissants de beauté, des pierres précieuses à l’état brut, des cieux turquoise avec des formes de nuages étonnants, etc.


Ce riche diaporama, propice à la rêverie, a beaucoup plu aux résidents.

Enfin, le jeudi 11, nous avons accueilli en grande salle à manger le « Cirque William Dumas », petit cirque «de poche » avec des animaux : un chien, deux chats, deux perruches et même un petit singe qui faisait du vélo.

Cette animation insolite a provoqué bien des sourires et des rires parmi nos résidents !


Christophe Antz et Sylvie Heintz,
animateurs à l’EHPAD Danube.


Bélandre pose sa première pierre

Vendredi 26 octobre, un petit attroupement s'est formé sur l'un des derniers chantiers du quartier. C'était la pose de la "première pierre" du chantier de Bélandre, quatrième projet d'habitat participatif réalisé sur l'écoquartier, après Ecoterra, Quatre-O-Danube et Pharied.

© EDEN
Étaient présents les futurs habitants, ainsi que les architectes, les assistants à la maîtrise d’ouvrage (AMO), Alain Jund, adjoint au maire de Strasbourg, la SERS, de même qu'une partie des entreprises chargées du projet.

© EDEN

Après les prises de parole d'usage, Alain Jund, l'architecte Yves Grossiord et Pascal Lelong, gérant de la SCI qui regroupe tous les futurs habitants, ont scellé le "premier parpaing" symbolique d'un immeuble dont la structure a commencé à sortir de terre depuis la rentrée.

© EDEN

Un projet de 16 logements et 2 locaux professionnels (psychothérapeute et naturopathe), comportant également une salle de réunion et une buanderie partagées.

C'est aussi une opération d'auto-promotion, autrement dit ce sont les 18 acquéreurs des lots qui assument collectivement la maîtrise d'ouvrage de leur immeuble, ce qui leur a permis de bénéficier d'une conception très individualisée de leurs espaces, et de faire leur acquisition à prix coûtant.

Le projet a été initié en 2014 par Arnaud Keller et Bertrand Barrere, d'UNANIMM, société de conseil spécialisée dans l'auto-promotion et qui assurera l'animation et l'encadrement du projet jusqu'à la fin.

© EDEN

Bélandre est la deuxième opération réalisée par UNANIMM à Strasbourg, la première étant l'immeuble K-Hutte à Cronenbourg, livré en 2015.

Pour les futurs habitants de Bélandre, engagés dans cette aventure collective, ce fut un moment de réjouissance très attendu. Rendez-vous à présent dans un an environ, pour l'inauguration et les emménagements.

© EDEN

Savez-vous planter des arbres à la mode d’internet ?

Quand nous pensons aux gestes éco-citoyens, nous avons tendance à oublier notre boîte e-mail remplie de centaines de courriels non lus, ces milliers de photos des dernières vacances qui attendent sur un cloud, ces serveurs qui chauffent à l’autre bout de la planète quand on décide de regarder des séries sur Netflix.

Le web, qui a pris une part si importante dans nos vies, serait même responsable de plus de 2% des émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES), selon l’association Gesi.


Quelles solutions ?


Heureusement, il existe un certain nombre d'initiatives qui visent à inverser la tendance !

- Éviter d’envoyer des mails avec de trop grosses pièces jointes.

- Vider sa boîte e-mail régulièrement : votre corbeille, vos emails envoyés et de manière générale tout stockage inutile ou en double dans des centres de données.

- Quant aux mails publicitaires que nous ne lisons jamais, n’hésitez pas à vous désinscrire de la liste de leurs destinataires, en installant un filtre antispam ou grâce au site Unroll.Me notamment.

- Regarder un film en basse définition permet par exemple de consommer quatre à dix fois moins d’énergie qu’un visionnage du même fichier en haute qualité graphique.

- Utiliser un moteur de recherche solidaire : Lillo, moteur de recherche français, utilise les algorithmes de Yahoo, Google, etc., pour récupérer l’argent des liens commerciaux générés afin de les reverser (à 50 %) à des projets sociaux ou environnementaux.

Lillo compense ses émissions de GES grâce à certains projets de compensation carbone.
Le tout en protégeant notre vie privée. Lillo a aussi lancé sa boîte e-mail « qui réduit votre impact carbone ».

Autre possibilité : Ecosia qui plante des arbres grâce aux revenus publicitaires générés par les recherches !

De belles initiatives qui allient écologie et économie sociale et solidaire. En quelques clics.

Source : Libération du 29/11/2017 « Réduire son empreinte écologique sur Internet, c'est simple » par Aude Massiot.

Futurs habitants du quartier Danube

Un beau dimanche d’automne 2017, randonnée dans les Vosges ou visite du salon de l’immobilier ? 

Ce sera le salon de l’immobilier car nous sommes à la recherche d’un nouvel appartement. Nous voilà donc partis pour le Wacken.  Trop petit, trop cher, trop éloigné de la ville, trop loin des transports en commun ou des commerces, pas assez de verdure. Nous avons bien du mal à trouver l’appartement de nos rêves !   

Mais au détour d’une allée, nos yeux sont attirés par un projet d’habitat participatif à l’écoquartier Danube.  

Habitat participatif ?  Comme le Lavoir du buisson saint Louis à Paris, ou les Babayagas à Montreuil ? Écoquartier ?  Comme le quartier Vauban à Fribourg, ou BedZED à Sutton, au sud de Londres ? 

Les deux vont souvent de pair, comme au Hameau des buis, en Ardèche, visité il y a quelques années déjà.  Bien sûr, nous ne vivrons pas dans un monde idéal. Le quartier sera très dense, un peu trop à notre goût. Ne pas pouvoir se garer au pied de notre immeuble nous sera difficile certains jours. Il y a beaucoup d’agitation dès que l’on sort du quartier. 

Et pour l’instant, dans ce qui est encore un chantier, à part certaines toitures végétalisées, on aimerait voir plus de verdure, de fleurs et de plantes sur les façades des immeubles... Pourtant, c’est là que nous pensons habiter d’ici un an, dix-huit mois peut-être.   

Dans ce coin de ville, que nous aimons déjà malgré ses limites, avec ses habitants que nous apprenons à découvrir, nous pensons qu’il sera possible, à la mesure de nos moyens, de contribuer à faire bouger les lignes.  

Un couple de futurs habitants.

Dessine-moi l'écoquartier Danube !



Rencontre avec Pascale Richter, architecte responsable de la maîtrise d’œuvre de l'écoquartier Danube.

Pouvez-vous nous présenter en quelques mots l’équipe d’architecte-urbaniste qui a conçu le plan directeur du quartier Danube ?

C'est une association constituée par l'atelier Devillers et associés (Paris) représenté par Magali Volkwein, et l'agence Richter architectes (Strasbourg) que je représente.

C'est un véritable travail d'équipe que nous menons depuis le premier jour, quand nous avons décidé de nous associer.


En quoi consiste votre mission ?

Notre mission consiste à imaginer ce nouveau quartier, à dessiner ses rues, ses places, définir le gabarit, les hauteurs des édifices, l'emplacement des équipements publics.


Tout d'abord, il s'agit d'établir un schéma directeur, ensuite d'établir des règles auxquelles chaque constructeur et son architecte doivent se référer. Ici, la mission de coordination architecturale a pris tout son sens grâce à de nombreux workshops qui ont permis d'harmoniser, d'ajuster les relations entre les divers bâtiments.



Comment avez-vous imaginé la composition de ce nouveau quartier ?

Dans un premier temps il s'agissait de relier le futur quartier à la ville qui l'entoure, entre les équipements de part et d'autre du quartier, en s'inscrivant dans la continuité de la trame du Neudorf et enfin en facilitant le lien entre les berges et les ponts au nord du quartier.

Dans un deuxième temps, il s'agissait d'ancrer le futur quartier dans l'histoire du lieu en imaginant un rapport particulier à l'eau au cœur du quartier, en conservant le rapport au ciel de ce secteur portuaire, sa matérialité, son nuancier, sa végétation à la fois portuaire et évocatrice du Ried.


La composition du quartier a été aussi orientée par la volonté de créer un quartier vivant, en imaginant une grande variété d'espaces publics, d'espaces partagés, en portant un soin particulier aux rez de chaussée, en offrant à chaque logement une pièce extérieure à vivre, en encourageant la mixité fonctionnelle à l'échelle de l’îlot et du quartier.

Pour vous, c’est quoi un écoquartier ?

Ce terme ne devrait plus exister. Cela voudrait dire que les autres ne le sont pas. La question environnementale doit être posée dans tous les projets, label ou pas.

Il est vrai qu'ici grâce au label, nous avons pu expérimenter de nouvelles pratiques comme l'idée que la cour d'école doit pouvoir être utilisée comme espace public pendant les congés.

Ainsi que l'idée que tout le quartier est une zone de rencontre (une zone où la voiture n'est pas bannie, mais où le piéton est prioritaire) et avons pu imposer la présence d'espaces partagés à des échelles et sous des formes différentes.